Presses De L'université Laval
Les voies du français
Comment les jeunes bédéistes francophones du Québec représentent-ils la ville de Montréal et comment mettent-ils en scène le français parlé montréalais dans leurs œuvres ? Voici les deux grandes questions qui sont au cœur de cet ouvrage consacré à la bande dessinée indépendante montréalaise contemporaine. Après avoir tracé un panorama général de la production montréalaise contemporaine de bandes dessinées, l’auteure se penche sur un corpus constitué d’albums de jeunes auteures et auteurs publiés après 2010. Les analyses s’intéressent aux stratégies mises de l’avant par les bédéistes pour représenter les divers espaces urbains montréalais ainsi qu’aux particularités – lexicales, syntaxiques et néographiques – de la langue que ces auteurs choisissent de mettre dans la bouche de leurs personnages.
Du français parlé au Nouveau-Brunswick au français québécois, du français en usage à l’époque coloniale au français twitté, de l’enseignement de la diction à la variation stylistique en entrevue, voilà autant de perspectives présentées dans ce collectif qui rassemble huit textes originaux centrés sur le français en Amérique du Nord. Qu’il s’agisse de phonologie, de morphosyntaxe ou encore du contact des langues, ce volume couvre de nombreux champs de la linguistique, à partir de points de vue historiques et contemporains. Les questions posées par les auteurs sont nombreuses et les réponses fournies nous éclairent non seulement sur la pluralité des français d’ici, mais aussi sur les diverses approches qui nous permettent de comprendre leur singularité.
L’influence de France Martineau sur la linguistique francophone nord-américaine est immense. Elle a su redéfinir le champ de la sociolinguistique historique qui concerne l’histoire du français au Canada et en Amérique du Nord, en s’intéressant à des locuteurs-scripteurs qui avaient été auparavant ignorés, et en créant des corpus conçus expressément pour répondre à des questions sur le changement linguistique. Ce livre contient dix contributions mettant de l’avant le thème de la place de l’individu en sociolinguistique, renouant ainsi avec la préoccupation de France Martineau de replacer les trajectoires de vie et les parcours individuels dans la recherche sur la langue. Chacun des contributeurs offre, en hommage à la grande chercheuse qu’est France Martineau, une étude consacrée à la variation du français et inspirée par les avancées théoriques et empiriques que le domaine a connues grâce à l’influence de France.
Que veut dire et qu’a voulu dire « être francophone » depuis le 18e siècle en Amérique du Nord ? Ce livre s’intéresse aux rapports entre les migrations, les langues et les identités au sein des francophonies nord-américaines. Il réunit dans un dialogue stimulant des bilans théoriques, des analyses fines et des portraits d’individus qui témoignent de leur vécu de francophone. Les nombreuses contributions qu’il contient sont signées par des spécialistes réputés dans des domaines variés, allant de la linguistique et de l’histoire à l’ethnologie et à l’anthropologie. Par la perspective multidisciplinaire qu’il propose, l’ouvrage s’avèrera un outil indispensable pour comprendre la réalité complexe de l’Amérique francophone ainsi que les nombreux enjeux qui l’ont traversée hier et qui s’y posent aujourd’hui.
Né à Deschambault (Québec) en 1849 et décédé à Argyle (Minnesota) en 1922, Charles Morin était un charpentier qui quitta sa paroisse natale et « voyagea » pendant plus d’une décennie dans plusieurs régions de l’Amérique avant de se fixer à demeure. Contrairement à la majorité de ses compatriotes, il sentit le besoin de coucher sur papier ses expériences. Non seulement les deux versions des mémoires de Charles permettent de documenter des pans de la grande migration des Canadiens français entre 1840 et 1930, mais elles sont aussi une fenêtre ouverte sur la langue de l’époque ainsi que sur la construction identitaire d’un participant à cette aventure collective.
Dans son jour Naille Commansé Le 29. octobre 1765 pour Le voiage que je fais au Mis a Mis, Charles-André Barthe lève le voile sur la vie dans une ancienne colonie de la Nouvelle-France, au lendemain de la Conquête britannique. Partant de Détroit pour un hivernement au poste des Miamis, à l’intérieur des terres, Barthe décrit son itinéraire et ses nombreux échanges sur ce terrain où Canadiens, Anglais et autochtones se côtoient. Chemin faisant, il livre un témoignage sur la langue dans son usage ordinaire. Le présent ouvrage met en valeur, en édition originale et en transcription moderne, ce document inédit. Il le situe dans son contexte historique, culturel et linguistique.
Les discours tenus sur les locuteurs d’une langue sont révélateurs d’enjeux politiques et sociaux qui dépassent largement la sphère linguistique. Ce volume examine tant les discours institutionnels et scientifiques que les discours ordinaires tenus sur le locuteur francophone et montre comment ils contribuent à le construire. Les interrogations suivantes sont au cœur de l’ouvrage : Le terme « francophone » est-il lié à une identité quelconque ? Quels genres de discours les locuteurs francophones tiennent-ils sur leurs pratiques linguistiques et celles des autres ? Quels sont les rapports de pouvoir qui s’exercent entre francophones de différents espaces et comment se manifestent-ils ? Même si tous les francophones vivant dans les milieux périphériques n’ont pas été colonisés au sens propre, leur imaginaire n’a-t-il pas été façonné dans un rapport de type colonial ? Les auteurs des textes réunis ici proposent un éclairage inédit sur les rôles joués par les institutions, les discours et les idéologies dans la construction de ce que d’aucuns appellent « un francophone ».
Les articles rassemblés dans cet ouvrage apportent un éclairage inédit sur l’histoire de la Louisiane, véritable creuset culturel au destin colonial si particulier. Ce « mélangeur de cultures », comme l’appelle un des auteurs de l’ouvrage, est examiné au prisme de plusieurs disciplines, par des chercheurs canadiens, français et états-uniens. Les articles adoptent des perspectives historiques, anthropologiques et linguistiques pour croiser les regards, dialoguant, se répondant et se complétant. L’ouvrage propose ainsi une vision multidimensionnelle de la Louisiane, carrefour où les cultures s’affrontent, s’allient et se métissent depuis sa période coloniale, point de rencontre des Empires français, anglais et espagnol, jusqu’à nos jours, en passant par le moment de transition entre les Empires européens et la jeune république américaine. Ce livre témoigne d’un renouvellement important, en cours, de l’historiographie de cette région mythique dans l’histoire du Sud états-unien. Ont collaboré à cet ouvrage Luc V. Baronian, Annette Boudreau, Olivier Cabanac, Claude Chastagner, Nathalie Dessens, Alexandre Dubé, Rien T. Fertel, Sylvia Frey, Gilles-Antoine Langlois, Geneviève Piché, Marieke Polfliet, André Thibault et Sophie White.
Ce volume réunit 14 études linguistiques et sociolinguistiques portant sur le français parlé dans différentes communautés francophones en Amérique du Nord, notamment le Québec, l’Acadie, la Nouvelle-Angleterre et la Louisiane. Partant de l’idée qu’une meilleure compréhension de ces français passe par l’étude conjointe des pratiques langagières des locuteurs et des dynamiques sociolinguistiques au sein desquelles ces pratiques prennent forme et évoluent, les contributions s’articulent en deux volets. D’une part, le thème « Idéologies linguistiques et discours d’autorité dans les communautés francophones » regroupe des articles dont le but est d’étudier des discours qui ont marqué l’imaginaire linguistique des francophones d’ici. D’autre part, les articles rangés sous le thème « Description des multiples normes et usages des français d’ici » mettent en évidence le besoin d’explicitation de la norme qui oriente les pratiques des francophones d’ici ainsi que l’important effort de description qui continue à animer les linguistes s’intéressant à ces pratiques.
Ce collectif a pour objectif de faire connaître les variétés de français parlées dans les quatre provinces de l’Ouest canadien (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique). Il est constitué de huit chapitres ainsi que d’un texte de présentation qui fait état des recherches antérieures sur les parlers français de l’Ouest canadien. Le premier article dresse un tableau historique des communautés francophones de l’Ouest et les sept autres traitent de divers aspects linguistiques (lexicologiques, phonétiques, phonologiques, morphosyntaxiques, etc.) des parlers français de l’Ouest. Chacune des provinces (sauf la Colombie-Britannique) est « représentée » par deux articles. La séquence des chapitres est celle des provinces d’est en ouest.
Du français médiéval au français moderne, l’organisation de la phrase a connu des changements importants. Les quatre études réunies dans cet ouvrage abordent la question de l’ordre des mots dans la phrase ou dans le syntagme verbal. Ainsi, comment expliquer que du latin au français, nous sommes passés d’une langue où l’objet pouvait précéder le verbe à une langue où l’objet se retrouve en position postverbale ? Que nous indique l’emploi de verbes tels que aller et venir tantôt avec avoir, tantôt avec être, aux 12e et 13e siècles sur la structure aspectuelle de la langue médiévale ? Peut-on analyser des constructions du type de avoir peur, prendre garde comme des périphrases verbales dès les origines du français ? Il s’agit là de questions qui sont au coeur des recherches en théorie du changement et des travaux de Paul Hirschbühler, à qui cet ouvrage est dédié. Trois des études portent sur un même corpus, soit le corpus MCVF (Modéliser le changement – Les voies du français).
Sous la direction de Sylvie Dubois Avec la collaboration de Albert Camp, Aaron Emmitte, Jane Richardson et Kathryn Watson À l’automne 2008, le Centre d’études françaises et francophones de la Louisiana State University a contacté une douzaine de chercheurs nord-américains et européens, de renommée internationale, spécialisés dans l’étude du français en Amérique du Nord. Il les a mis au défi d’analyser, selon leur propre perspective de recherche, le francais écrit dans un corpus récemment numérisé, comportant une correspondance de 140 lettres rédigées aux XVIIIe et XIXe siècles et conservées dans des archives louisianaises. Cette équipe interdisciplinaire a présenté les résultats de ses recherches lors du colloque « L’histoire épistolaire de la Louisiane », qui s’est déroulé en français, le 17 avril 2009, à Baton Rouge. L’ensemble des contributions a mis au jour le caractère unique du français écrit à l’époque explorée, et discute des similarités et des différences avec les autres variétés de français de l’Amérique du Nord. On y aborde également les sources du patrimoine et de la culture francophones de la Louisiane. La présente publication rassemble les principales contributions à cette journée d’étude essentielle à une meilleure connaissance de la Louisiane française. TEXTES DE Hélène Blondeau • Annette Boudreau • Philip Comeau Sylvie Dubois • Ruth King • Chantal Lyche France Martineau • Terry Nadasdi • Carole Salmon
Cet ouvrage réunit, en hommage au linguiste franco-québécois Yves Charles Morin, quinze articles de linguistique française, couvrant les domaines de la phonologie et de la morphosyntaxe, dans des perspectives historique, structurale ou sociolinguistique. Les articles présentés s’intéressent à la fois au français de référence et aux variétés régionales, de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi qu’aux relations entre ces variétés de français. Ont collaboré à cet ouvrage : Luc Baronian, Université du Québec à Chicoutimi Louise Beaulieu, Université de Moncton Jean-Paul Chauveau, ATILF-Nancy/CNRS Natalie Chiasson-Albert, Université de Moncton Wladyslaw Cichocki, Université de Moncton Marie-Hélène Côté, Université d’Ottawa Jacques Durand, CNRS/Université de Toulouse 2 Françoise Gadet, Université de Paris X Yuji Kawaguchi, Tokyo University of Foreign Studies Richard S. Kayne, New York University Bernard Laks, Université de Paris X Anthony Lodge, University of St. Andrews France Martineau, Université d’Ottawa Raymond Mougeon, York University, Glendon College Terry Nadasdi, University of Alberta Claude Poirier, Université Laval Katherine Rehner, University of Toronto at Mississauga Richard A. Rhodes, University of California, Berkeley Lene Schøsler, Københavns Universitet