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Les formules des traces relatives de Jacquet–Rallis grossières

  • Michał Zydor EMAIL logo
Published/Copyright: December 16, 2018

Abstract

On établit les formules des traces relatives de Jacques–Rallis grossières pour les groupes linéaires et unitaires. Les deux formules sont sous la forme suivante: une somme des distributions spectrales est égale à une somme des distributions géométriques. Pour établir les développements spectraux on introduit de nouveaux opérateurs de troncature et on étudie leur propriétés. Du côté géométrique, en utilisant les applications de Cayley, les développements s’obtiennent par un argument de descente vers les espaces tangents pour lesquels les formules sont connues grâce à nos travaux précédents.

We establish the coarse relative trace formulae of Jacquet–Rallis for linear and unitary groups. Both formulae are of the form: a sum of spectral distributions equals a sum of geometric distributions. In order to obtain the spectral decompositions we introduce new truncation operators and we investigate their properties. On the geometric side, by means of the Cayley transform, the decompositions are derived from a procedure of descent to the tangent spaces for which the formulae are known thanks to our previous work.

Funding statement: Ce travail a été partiellement soutenu par le projet Ferplay ANR-13-BS01-0012 et le projet #711733 de la fondation Minerva.

A Un lemme

Soit G un F-groupe réductif comme dans le paragraphe 1.1. Fixons P0(M0) et notons (P0) l’ensemble des sous-F-groupes paraboliques de G contenant P0.

Lemme A.1.

Soit PF(P0) et soit ϖΔ^0Δ^P. Alors:

  1. Pour tout αΔP on a ϖ(α)0.

  2. Pour tout ϖ(Δ^0P) on a ϖ(ϖ)0.

  3. Soit ϖΔ^0 un élément correspondant à ϖ et soit ϖ¯(Δ^0P) sa projection sur 𝔞0P. Alors ϖ(ϖ¯)>0.

Proof.

Le lemme 1.7.1 de [14] montre que τ^0τ0Pτ^P. Il est facile de voir que cela entraîne les points a et b. En ce qui concerne le point c, on a la forme de Killing , sur 𝔞0G qui est bilinéaire, symétrique, non-dégénérée et euclidienne. Elle identifie alors (𝔞0G)* avec 𝔞0G. Par cette identification ϖ correspond à un multiple positif de ϖ. En plus, les espaces 𝔞0P et 𝔞PG sont orthogonaux pour la forme , ce qui démontre le dernier point. ∎

Soient sΩG et ϖΔ^0. On note ϖs=ϖ-sϖ et aα,ϖs les réels tels que

ϖs=αΔ0aα,ϖsα.

On note quelques propriétés standards utiles dans la suite

  1. Pour tout αΔ0 on a aα,ϖs0 et si γΔ0 est la racine correspondant à ϖ on a aγ,ϖs>0 si et seulement si ϖs0.

  2. Soient P,Q(P0) tels que PQ. Si sΩQ on a aα,ϖs=0 pour tout αΔ0Δ0Q. Dans ce cas, pour tout H𝔞P on a ϖs(H)=αΔPQaαα(H)aα0 pour tout αΔPQ.

Lemme A.2.

Soient P,Q,P,QF(P0), M,M0, H,XaPG, H,XaPG et s,sΩQQ tels que PPQQ, τPQ(H-X)=1, τPQ(H-X)=1 et

(A.1)ϖ(H)-sϖ(H)MϖΔ^P,
(A.2)ϖ(H)-sϖ(H)MϖΔ^P.

Alors, il existe une constante C>0 indépendante des H,H,X,X,M,M telle que

(A.3)α(H)-α(H)C(M+M+X+X)αΔ0QΔ0P,
α(H)-α(H)C(M+M+X+X)αΔ0QΔ0P.

Proof.

Puisque l’énoncé est symétrique il suffit de montrer les inégalités (A.3). Soit γΔ0QΔ0P et soit ϖΔ0QΔ0P le poids lui correspondant. Écrivons ϖ dans la base (Δ^P{ϖ})Δ0P{γ} de (𝔞0G)*:

ϖ=ϖΔ^P{ϖ}cϖϖ+αΔ0P{γ}cαα.

En vertu du lemme A.1 on a cϖ,cα0 et cγ>0. Notons ϖ0=αΔ0P{γ}cαα.

Pour tout ϖΔ^P{ϖ} on multiplie l’équation (A.2) par cϖ et ensuite on ajoute toutes ces équations à l’équation (A.1) avec ϖ=ϖ. On retrouve alors:

(A.4)ϖ0(H)+ϖΔ^P{ϖ}cϖϖs(H)+ϖs(H)-ϖ0(H)M+CM

C=ϖΔ^P{ϖ}cϖ.

Soit ϖΔ^P{ϖ}. Puisque QQQ on a ϖs(H)=αΔPQaα,ϖsα(H) par la propriété (P2) ci-dessus. On a

α(H)α(X)

pour tout αΔPQ par hypothèse τPQ(H-X)=1. Grâce à la propriété (P1) on a

aα,ϖs0

pour tout αΔPQ. On voit donc qu’il existe une constante cϖ>0 telle que

-cϖϖs(H)cϖX.

Par le même raisonnement, il existe une constante c0>0 telle que -ϖs(H)c0X. On a démontré alors que l’inégalité (A.4) ci-dessus, entraîne

(A.5)ϖ0(H)-ϖ0(H)C0(M+M+X+X)

pour une constante C0>0.

La condition PPQQ est équivalente à Δ0PΔ0PΔ0QΔ0Q ce qui démontre que Δ0PΔ0Q. En utilisant l’hypothèse τPQ(H-X)=1 de nouveau et le fait que α(H)=0 pour tout αΔ0P, on trouve

ϖ0(H)=α(Δ0P{γ})(Δ0QΔ0P)cαα(H)
cγγ(H)+α(Δ0P(Δ0QΔ0P)){γ}cαα(X)
cγγ(H)-C0X

pour une constante C0>0. En utilisant ceci, l’inégalité (A.5) et les faits que

ϖ0(H)=cγγ(H)

et cγ>0 on conclut la preuve. ∎

Corollaire A.3.

Soient P,Q,QF(P0), PF(M0), M,M0, H,XaPG, H,XaPG et s,sΩQQ tels que PPQQ, τPQ(H-X)=1, τPQ(H-X)=1 et

(A.6)ϖ(H)-sϖ(H)MϖΔ^P,
(A.7)ϖ(H)-sϖ(H)MϖΔ^P.

Alors, il existe une constante C>0 indépendante des H,H,X,X,M,M telle que si l’on note P1 le plus petit sous-groupe parabolique contenant P et P et s0ΩP1 tel que

s0-1P(P0)

on a

α(H)-α(s0-1H)C(M+M+X+X)αΔ0QΔ0P,
α(H)-α(s0H)C(M+M+X+X)αΔs0P0QΔs0P0P.

Proof.

Soit s0 comme dans l’énoncé. Notons P′′=s0-1P. On a alors, que les inégalités (A.6) et (A.7) s’écrivent comme

ϖ(H)-s0-1sϖ(s0-1H)MϖΔ^P,
ϖ(s0-1H)-ss0ϖ(H)MϖΔ^P′′.

Remarquons que s0Q=Q. On a donc bien PP′′QQ et s0-1s,ss0ΩQQ. En plus on a τP′′Q(s0-1H-s0-1X)=1. En appliquant alors le lemme A.2 on trouve le résultat voulu. ∎

Pour sΩ on pose Δ^s={ϖΔ^0:ϖs=0}.

Lemme A.4.

Soient P1,P3,P4,P5,P6F(P0), P2F(M0), M1,M2,M3,M40, H1,X1a1G, H2,X2a2G, H3,X3a3G, s1,s2,s1,s2ΩP4P5P6. Soit Q1 le plus petit sous-groupe parabolique contenant P1P2P3. Supposons qu’on a

Q1P4P5P6=:Q2

et que

(A.8)Δ^Q2=Δ^Q1Δ^s1Δ^s2=Δ^Q1Δ^s1Δ^s2,
(A.9)s1(Δ^2Δ^0)Δ^0=,
σ14(H1-X1)=σ25(H2-X2)=σ36(H3-X3)=1,
(A.10)ϖ(H1)-s1ϖ(H2)M1ϖΔ^1,
(A.11)ϖ(H2)-s1ϖ(H1)M2ϖΔ^2,
(A.12)ϖ(H1)-s2ϖ(H3)M3ϖΔ^1,
(A.13)ϖ(H3)-s2ϖ(H1)M4ϖΔ^3.

Alors, il existe une constante C>0 indépendante des éléments H1, H2, H3, X1, X2, X3, M1, M2, M3, M4 telle que

(A.14)H1,H2,H3C(M1+M2+M3+M4+X1+X2+X3).

Proof.

Dans la preuve on ne prendra pas garde de constantes qui apparaissent. Il est clair que pour obtenir une constante C uniforme il suffit de prendre le maximum de toutes les constantes en question.

Remarquons que si l’on démontre

(A.15)α(H1)C(M1+M2+M3+M4+X1+X2+X3)

pour tout αΔ14 on a aussi l’inégalité (A.14) pour H1. En effet, par définition de σ14 (voir (1.18) dans le paragraphe 1.8) on a α(H1)α(X1) pour tout αΔ14. Puisque Δ14 est une base de 𝔞14 on a que la projection de H à 𝔞14 vérifie (A.14) et on obtient le résultat pour H1 en invoquant le lemme 1.7 (ii).

Supposons maintenant qu’on a démontré l’inégalité dans la proposition pour H1 seulement. On veut en déduire la même inégalité pour H2. En remarquant qu’on a l’inégalité des fonctions caractéristiques τPQσPQ, on applique le corollaire A.3 avec P=P1, Q=P4, P=P2 et Q=P5 avec les inégalités (A.10) et (A.11) ci-dessus et on obtient une constante C>0 telle que

α(H2)C(M1+M2+X1+X2+H1)

pour tout αΔ25. D’après ce qu’on a dit ci-dessus cela implique l’inégalité (A.14) pour H2 si H1 la vérifie. De même façon, en passant directement par le lemme A.2, on montre que si H1 vérifie (A.14) alors H3 la vérifie aussi.

Fixons un γΔ04Δ01. Il suffit donc de montrer que γ(H1) vérifie l’inégalité (A.15). Soit s0ΩQ1 tel que s0-1P2(P0). Posons

𝒮1=(Δ^1Δ^4)Δ^6,
𝒮2=(Δ^1Δ^4)(Δ^0Δ^3),
𝒮3=(Δ^1Δ^4)Δ^5,
𝒮4=(Δ^1Δ^4)(Δ^0Δ^s0-1P2),
𝒮5=(Δ^1Δ^4)(Δ^3Δ^6)(Δ^Q1Δ^5),
𝒮6=(Δ^1Δ^4)(Δ^3Δ^6)(Δ^s0-1P2Δ^Q1).

On a donc

(Δ^1Δ^4)=i=16𝒮i.

En utilisant le corollaire A.3 avec P=P1, Q=P4, P=P2 et Q=P5 avec les inégalités (A.10) et (A.11) ainsi que le lemme A.2 avec P=P1, Q=P4, P=P3 et Q=P6 avec les inégalités (A.12) et (A.13) on trouve une constante C>0 telle que

(A.16)γ(H1)γ(s0-1H2)+C(M1+M2+X1+X2),
(A.17)γ(H1)γ(H3)+C(M3+M4+X1+X3).

Soit ϖΔ^1Δ^4 le poids correspondant à γΔ04Δ01 qu’on a choisi. Alors:

  1. Si ϖ𝒮1, on a γΔ0Δ06 et donc γ(H3)γ(X3)C′′X3 par définition de σ36 et le résultat suit de l’inégalité (A.17).

  2. Si ϖ𝒮2 on a γΔ03 et donc γ(H3)=0 et le résultat suit aussi de (A.17).

  3. Si ϖ𝒮3 on a γ(s0-1H2)=s0γ(H2) et s0γΔs0P0Δs0P0s0P5. Mais s0P5=P5 car s0ΩQ1ΩP5. Le résultat suit donc de l’inégalité (A.16) et de la définition de la fonction σ25.

  4. Si ϖ𝒮4 on a s0γΔs0P0P2 donc γ(s0-1H2)=0 et le résultat suit de (A.16) de nouveau.

  5. Supposons que ϖ𝒮5. On a alors γ(Δ04Δ05Δ06)(Δ01Δ0Q1Δ03). En plus, ϖΔ^4Δ^5Δ^6=Δ^Q2 et ϖΔ^Q1. En vertu de la condition (A.8) on a donc que soit ϖΔ^s1 soit ϖΔ^s2.

    1. Supposons ϖΔ^s2. Ajoutons les inégalités (A.12) et (A.13) avec ϖ=ϖ, ce qu’on peut faire car ϖ(Δ^1Δ^4)(Δ^3Δ^6)Δ^1Δ^3. On obtient donc:

      ϖs2(H1)+ϖs2(H3)M3+M4.

      D’après les propriétés P1) et P2) ci-dessus, on a

      ϖs2(H1)=αΔ04Δ01aαα(H1)etϖs2(H3)=αΔ06Δ03aαα(H3)

      aα,aα0 et aγ>0. En utilisant la définition des fonctions σ14 et σ36, pour tout αΔ04Δ01 on a α(H1)α(X1) et pour tout αΔ06Δ03 on a α(H3)α(X3). On trouve donc une constante C>0 telle que aγγ(H3)-ϖs2(H3)CX3 et -ϖs2(H1)CX1. D’où

      γ(H3)1aγ(CX1+CX3+M3+M4).

      En utilisant alors l’inégalité (A.17) on obtient le résultat voulu.

    2. Supposons ϖΔ^s1. On a alors ϖ𝒮5Δ^Q1 et s0ΩQ1 donc s0ϖ=ϖ. Donc ϖΔ^1Δ^2. On ajoute alors les inégalités (A.10) et (A.11) avec ϖ=ϖ ce qui donne

      ϖs1(H1)+ϖs1(H2)M1+M2.

      Puisque s1ΩQ1ΩP5, on a

      ϖs1(H2)=αΔ25aαα(H2)

      aα0 en vertu de la propriété P2) ci-dessus. En utilisant donc la définition de la fonction σ25 on trouve une constante C>0 telle que -ϖs1(H2)CX2. Donc, puisque ϖs10, on a

      ϖs1(H1)=αΔ04Δ01aαα(H1)

      aα0 pour tout αΔ04Δ01 et aγ>0. Par définition de la fonction σ14 on obtient alors:

      γ(H1)c′′(C′′X1+CX2+M1+M2).

      pour certaines constantes c′′,C′′>0.

  6. Supposons que ϖ𝒮6. On a s0ϖΔ^2. Ajoutons donc l’inégalité (A.10) avec ϖ=ϖ et (A.11) avec ϖ=s0ϖ. On trouve:

    ϖs1s0(H1)+(s0ϖ)s1s0-1(H2)M1+M2.

    On a

    Δ^Q1=Δ^1Δ^3Δ^s0-1P2Δ^s0.

    Puisque ϖΔ^Q1 et ϖΔ^1Δ^3Δ^s0-1P2, on a bien s0ϖϖ. Puisque différents éléments de Δ^0 ne sont pas conjugués sous ΩG on obtient s0ϖΔ^2Δ^0. En vertu de la condition (A.9) on alors ϖs1s00 et on conclut en raisonnant de même façon que dans le deuxième sous-point du point précédent.∎

Corollaire A.5.

Soient P1,P2,P3,P4F(P0) et M1,M20. Soient H1,X1a1G, H2,X2a2G et s,sΩP3P4. Soit Q1 le plus petit sous-groupe parabolique contenant P1P2. Supposons qu’on a Q1P3P4=:Q2 et que

(A.18)Δ^Q2=Δ^Q1Δ^sΔ^s,
σ13(H1-X1)=σ24(H2-X2)=1,
(A.19)ϖ(H1)-sϖ(H2)M1ϖΔ^1,
(A.20)ϖ(H2)-sϖ(H1)M2ϖΔ^2,,

Alors, il existe une constante C>0 indépendante des éléments H1, H2, X1, X2, M1, M2 telle que

(A.21)H1,H2C(M1+M2X1+X2).

Proof.

Il s’agit de se ramener au lemme A.4 ci-dessus. On l’utilise alors avec les données suivantes. Pour les groupes P1, P2, P3, P4, P5 et P6 du lemme on prend P1, P2, P2, P3, P4 et P4 dans cet ordre. Pour les éléments H1, H2 et H3 on prend H1, H2 et H2 respectivement. Pour X1, X2 et X3 on prend X1, X2 et X2 respectivement. Pour les éléments du groupe de Weyl on prend s1=s, s1=s, s2=s et s2=s. Il est clair que la condition (A.18) ci-dessus donne la condition (A.8) du lemme. Les inégalités du lemme A.4 correspondent aux inégalités suivantes: (A.10) (A.19),  (A.11) (A.20),  (A.12) (A.19),  (A.13) (A.20). Les inégalités déterminent les constantes M1, M2, M3 et M4. Finalement, la condition (A.9) est trivialement vérifiée car P2(P0). ∎

Acknowledgements

Je remercie mon directeur de thèse, Pierre-Henri Chaudouard, pour m’avoir introduit à ce projet de recherche et au domaine de formes automorphes. Il m’a guidé depuis mon mémoire de Master 2 et j’ai beaucoup appris pendant cette période. Je lui suis très reconnaissant pour ses conseils éclairés et la confiance qu’il m’a apporté. Je remercie aussi Erez Lapid pour ses commentaires sur ce manuscrit.

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Received: 2018-10-22
Revised: 2018-10-24
Published Online: 2018-12-16
Published in Print: 2020-05-01

© 2020 Walter de Gruyter GmbH, Berlin/Boston

Downloaded on 13.3.2026 from https://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/crelle-2018-0027/html
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