Presses De L'université Du Québec
Administration publique et gouvernance
Les administrations publiques du Québec et de ses municipalités, de même que celles du Canada, ont fait l’objet de nombreux scandales politico- administratifs depuis la fin des années 1990. Il en est allé de même pour la plupart des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Cela a mené cette dernière à publier de nombreux documents et politiques qui visent à encourager ses membres à adopter un ensemble de mesures pour encadrer l’intégrité des agents publics et promouvoir l’éthique au sein des administrations publiques. S’en est suivi le développement d’une infrastructure de l’intégrité et de l’éthique dans la plupart des pays membres de l’OCDE.
Dans sa première partie, le présent ouvrage fait un état des lieux des politiques du Québec et de ses municipalités en la matière, de même que de celles du Canada et de l’OCDE. La seconde partie est consacrée aux portraits de pays anglo-saxons, de l’Europe de l’Ouest et des pays scandinaves. C’est l’occasion d’établir des comparaisons et de montrer les limites de telles infrastructures pour quiconque souhaite véritablement promouvoir des pratiques qui s’inscrivent dans une culture propice à la promotion de l’éthique et de l’intégrité dans les services publics. Cet ouvrage intéressera les étudiantes et étudiants de premier et deuxième cycle universitaire, de même que les chercheuses et chercheurs qui souhaitent avoir un portrait clair des infrastructures de l’éthique et de l’intégrité au sein des administrations publiques des pays membres de l’OCDE. Ils pourront y trouver des informations relatives aux origines et véritables finalités de ces infrastructures, et prendre connaissance de leurs limites.
Plus de 50 ans après l’adoption de la Loi sur les langues officielles qui institua le français et l’anglais comme langues officielles au Canada, la place accordée au français et à la francophonie sur l’ensemble du territoire canadien demeure un sujet d’actualité qui met constamment en lumière les défis rencontrés par les francophones au pays.
Cet ouvrage porte un regard sur les enjeux de la francophonie et sa place dans les politiques publiques au Canada. Il nous permet de constater que la question de la francophonie est constamment reléguée au second plan des priorités en matière de politiques publiques, que ce soit en ce qui a trait aux relations intergouvernementales, aux formes émergentes de la francophobie, à l’exclusion de la langue comme facteur identitaire dans l’ACS+, aux communications publiques relatives à la COVID-19, à l’insécurité alimentaire au Nouveau-Brunswick, aux Forces armées canadiennes ou encore aux politiques publiques ontariennes.
S’inscrivant dans un contexte politique où le gouvernement fédéral et le gouvernement du Québec manifestent simultanément leur désir d’accroître les mesures pour protéger la francophonie au Canada et soutenir son essor, ce livre se veut le point de départ d’une réflexion qui invite les décideurs publics à ramener la francophonie au premier rang dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques.
Au Québec, les municipalités ont été récemment reconnues comme gouvernement de proximité. Si elles sont familières aux citoyens, leurs actions et leur fonctionnement interne ne sont pas pour autant bien connus. Le présent ouvrage apporte une vue d’ensemble sur le rôle et sur la place qu’occupent les municipalités dans l’action de l’État, et il ouvre la boîte noire de leur mode d’opération politico-administratif. Il adopte une perspective holistique qui empêche de réduire le rôle de la municipalité à la production de quelques services tangibles et qui resitue les questions de proximité dans les problématiques générales de la société.
La municipalité est en première ligne pour le maintien d’un vivre-ensemble harmonieux et dynamique. Elle n’est pas un « gouvernement » comme les autres et son management doit tenir compte de sa spécificité. La municipalité ne sert pas seulement les citoyens ; elle les intègre comme coproducteurs des orientations, des services et du milieu de vie. Les élus sont plus que leurs représentants : ils sont des métagestionnaires qui décident autant des projets que des paramètres des opérations courantes. Il découle de ces particularités que la performance municipale est triple, à la fois organisationnelle dans la qualité de prestation des services, collective dans l’orchestration des initiatives de tous les acteurs du milieu et fondamentalement institutionnelle dans la confiance que les citoyens lui accordent pour les aider à s’épanouir. La responsabilité sur ces trois plans fait en sorte que le management municipal n’est pas une fonction de seconde classe dans la gestion publique et que son dynamisme est indispensable pour rendre efficace l’ensemble de l’action étatique.
Tant en milieu rural qu’en milieu urbain, le quotidien du citoyen est influencé par l’action municipale. Si chacun sait que l’entretien de l’aqueduc ou de la chaussée est du ressort municipal, l’éventail des domaines d'action municipale, lui, est méconnu. Impossible pour le citoyen, alors, d’avoir une vue d’ensemble de ce que fait une municipalité. Le premier tome de cet ouvrage a exploré les divers replis des services de proximité. Or, la vue d’ensemble de ce monde très fragmenté met d’emblée en évidence un défi majeur d’intégration : comment assurer un minimum de cohésion locale, autant à l’intérieur de l’organisation municipale qu’entre tous les acteurs qui contribuent à la qualité du milieu ?
Le présent tome aborde quelques facettes de l’intégration locale, les défis particuliers qu’elle pose, notamment dans la gestion des ressources humaines et informationnelles et dans les relations entre domaines et entre acteurs, ainsi que les stratégies qui la favorisent (en particulier le pilotage du changement, la gestion de projet, la planification stratégique et l’intériorisation d’une éthique de service public). La conclusion esquisse un modèle de management municipal intégré qui permet de diagnostiquer la performance municipale globale – en tenant compte de ses différentes composantes et de ses principaux processus, et en étant attentif à des signaux de diverses natures, car elle ne saurait se réduire au bilan financier.
Chacun trouvera son compte dans ce modèle de management qui dévoile une vue d’ensemble de l’action municipale : les élus prendront la mesure de toutes leurs responsabilités, les gestionnaires et les employés municipaux donneront du sens à leurs activités sectorielles et les citoyens évalueront la performance du collectif municipal qu’ils constituent.
Pourquoi, aujourd’hui, faire carrière au service de l’État ? Quels défis la jeunesse peut-elle y trouver ? Pour répondre à ces questions, le présent ouvrage dresse un tableau sans complaisance de l’univers qui attend le jeune qui voudrait travailler dans l’administration publique. Tout en mettant en relief les changements survenus depuis le moment où il devenait fonctionnaire en 1973 jusqu’à son départ en 2014, l’auteur livre sa perception des défis auxquels sont désormais confrontés les employés de l’État.
Cet ouvrage expose les principales composantes de l’environnement gouvernemental, situe le rôle des acteurs politiques et administratifs et décrit les contraintes éthiques, juridiques, administratives et budgétaires qui s’imposent dans cet univers. Il met aussi en évidence l’importance et la noblesse de la tâche de serviteur de l’État, aujourd’hui différente à plusieurs égards de ce qu’elle était il y a quelques décennies.
Le cheminement à double perspective de l’auteur – celle de praticien et celle d’universitaire – offre un point de vue original sur les sujets abordés. Son expérience pédagogique et son goût de la synthèse rendent accessibles des contenus en apparence techniques et réservés aux initiés. Sous forme épistolaire, cet essai rassemble une trentaine de lettres destinées à un jeune de la relève, teintées d’humour et ponctuées d’anecdotes personnelles, ce qui donne un ton convivial à l’ouvrage, lequel s’inscrit dans une approche de type mentorat.
Choisir l’administration publique ? s’adresse à quiconque cherche à comprendre les rouages de l’appareil gouvernemental et de l’administration publique ou est attentif à ce qui se joue dans la sphère étatique : fonctionnaires en poste ou en devenir, administrateurs publics, personnel politique, étudiants, journalistes, chercheurs et citoyens.
Les territoires sont soumis à des phénomènes sociodémographiques, économiques, environnementaux et culturels qui obligent les gouvernements et les administrations publiques à sans cesse réviser et ajuster leurs politiques, programmes et services. C’est notamment au moyen de ce que l’on appelle les « instruments de l’action publique » que les gouvernements matérialisent leurs intentions et leurs interventions sur le territoire. Ces instruments sont de plusieurs types : légal et réglementaire, fiscal et financier, nodal et informationnel, collaboratif et organisationnel.
En plus d’une introduction générale sur ce que sont, font et changent les instruments de l’action publique, cet ouvrage compte 13 études de cas – produites par des chercheurs québécois, canadiens et européens – sur le rôle que jouent ces instruments dans l’aménagement, le développement et la gestion des territoires. Il offre en quelque sorte un regard à la fois théorique, empirique et pratique sur des objectifs, processus, formes, effets et perspectives de développement de l’instrumentation de l’action publique.
S’inscrivant dans la continuité de travaux reconnus (dont ceux de Hood, Howlett, Halpern, Lascoumes et Le Galès) et de l’ouvrage qui lui est complémentaire, Les instruments de l’action publique et les dispositifs territoriaux (L’Harmattan, 2016), ce livre intéressera les décideurs publics, les chercheurs et les citoyens qui veulent mieux comprendre les multiples enjeux et défis liés aux territoires.
L’État, construit social par excellence, a dû changer et doit continuer de s’adapter dans un monde qui est en pleine redéfinition, d’où l’intérêt d’étudier son évolution et celle de son administration. C’est ce type de réflexions qu’a mis en valeur le colloque organisé pour commémorer le cinquantenaire des échanges que le Québec a entretenus avec l’École nationale d’administration (ENA) en France. Réunissant praticiens et universitaires des deux côtés de l’Atlantique, il a permis de sonder l’évolution de l’action étatique au fil de ce demi-siècle, dans quatre secteurs névralgiques portés par les administrations publiques : l’éducation, la santé, la décentralisation territoriale et l’économie. Pour chaque thème, des praticiens, anciens de l’ENA, Français et Québécois, ont exposé leur lecture de cette évolution. Leur contribution a été alimentée, à la base, par des analyses comparatives France-Québec préparées par des professeurs de l’École nationale d’administration publique (ENAP).
Ces analyses sont rassemblées dans le présent ouvrage afin d’élargir la discussion. C’est une invitation qui est lancée aux personnes qui les consulteront de poursuivre le travail d’adaptation et de réflexion que ces experts ont commencé. Certaines le feront par rapport à un domaine particulier ou à quelques-uns d’entre eux. D’autres joueront la carte de la vision d’ensemble. Quelle que soit l’approche qui sera réservée à ces analyses, elles demeureront une source riche pour qui veut mettre en perspective là où en sont nos administrations publiques dans des domaines qui occupent une bonne part des efforts gouvernementaux.