Presses De L'université Laval
Travail social
Cet ouvrage, qui propose des outils visant le développement des compétences d’analyse et d’auto-analyse en travail social, tend à montrer que ces pans de l’activité professionnelle permettent d’agir méthodiquement sur plusieurs plans du métier à la fois.
Jusqu’ici peu d’attention a été portée à l’évolution des services sociaux au Québec. Pourtant, ce secteur d’intervention constitue un des piliers du réseau de la santé et des services sociaux fondé dans les années 1970. Le présent ouvrage traite des enjeux actuels rencontrés par les acteurs de l’intervention sociale à l’ère managériale et plus directement les travailleuses sociales. Ces dernières accompagnent les personnes en difficulté, savent analyser des problèmes sociaux complexes, et interviennent dans différents milieux et auprès de divers acteurs. Ce livre s’intéresse à l’impact de la nouvelle gestion publique sur la profession du travail social dans divers secteurs : CISSS/CIUSSS, CLSC, centres jeunesse, centres hospitaliers, CHSLD, groupes de médecine familiale, organismes communautaires. Les différents chapitres soulèvent les enjeux éthiques et déontologiques provoqués par une gestion axée sur la reddition de comptes en fonction de la performance. La démarche visée par ce collectif d’auteurs a pour but d’apporter un éclairage et une réflexion sur les enjeux actuels et poser un regard prospectif sur les services sociaux au Québec.
Tantôt perçus comme déconnectés de la pratique, tantôt comme des idéaux à atteindre, les théories et les modèles suscitent souvent des questions quant à leur utilité pour l’intervention de groupe : • En quoi se distinguent – et se ressemblent – les théories et modèles d’intérêt pour l’intervention de groupe? • Comment l’usage d’une théorie permet-elle d’approfondir l’analyse d’un groupe? • Comment choisir un modèle quand on planifie un groupe? Apportant des contributions complémentaires, les différents auteurs, spécialistes en cette matière, croient à l’éclairage pertinent de ces théories et modèles. Ce livre introduit le lecteur à trois théories et quatre modèles d’intervention : • Choisis pour leur usage courant et leur apport significatif au travail social de groupe; • Analysés à l’aide de concepts et de critères simples; • Expliqués dans une perspective historique, incluant les forces et les limites de chacun; • Présentés dans leur influence réciproque avec la recherche, notamment en collaboration avec les milieux de pratique.
La méthodologie constitue la particularité d’une discipline professionnelle. En effet, c’est dans l’action que les professions démontrent leur efficacité et leur utilité pour le public. À cet égard, le travail social ne peut faire l’économie de théoriser sa pratique et de la modéliser en phases repérables empiriquement. C'est ce à quoi s’attarde cet ouvrage. Écrit dans un langage clair et accessible, ce livre décrit les activités dont les professionnels du travail social doivent s’acquitter pour accompagner les personnes dans leur processus de changement. Cette seconde édition est enrichie de six nouveaux textes : trois expliquent des modèles de pratique et trois autres présentent des domaines de pratique spécifiques. Cet ouvrage mise sur l’apport d’auteurs activement engagés dans la formation et la pratique. Ils veulent apporter une contribution au développement du travail social en aidant les professionnels, futurs et actuels, à déployer une pratique éthique et efficace.
Divers événements ont marqué l’histoire récente de la discipline du travail social : modifications à certaines dispositions législatives régissant les professions, transformation des structures d’organisation des services de santé et des services sociaux, questionnement sur les compétences professionnelles à acquérir et sur les programmes de formation, regain d’intérêt pour le travail social international. Tous ces éléments ont rendu nécessaire la réédition de cet ouvrage d’introduction au travail social. La qualité de cette oeuvre collective tient à la qualité de la contribution des auteurs qui ont accepté de participer à cette aventure. Comme pour les éditions précédentes, les différents chapitres témoignent d’une volonté d’exprimer un point de vue où la clarté de la pensée va de pair avec la profondeur de la réflexion. Cependant, cette troisième édition s’en distingue par l’insertion de nouveaux chapitres, la réorientation de certains chapitres antérieurs et la mise à jour de l’ensemble de l’ouvrage.
Qui se souvient des revendications des groupes populaires des années 1970? Pourtant, ils furent l’amorce d’un formidable mouvement qui allait influencer durablement le système de services sociaux québécois. Quels ont été les principaux jalons de leur évolution au cours des quarante dernières années ? Ils sont passés de l’État providence au partenariat, avec la montée du néolibéralisme comme toile de fond. Sous l’impulsion de la conjoncture sociopolitique, que sont les groupes communautaires devenus ? Chose certaine, ils ont peu en commun avec ce qu’ils étaient il y a à peine vingt ans parce qu’ils ont subi une profondemutation. Telle est la thèse de ce livre qui conclut à un changement de paradigme. À partir d’une enquête de terrain, ce volume s’adresse à toute personne qui s’interroge sur la pratique et le devenir du mouvement communautaire. On parle souvent de l’importance de la transmission intergénérationnelle des savoirs. Ce livre fait le pont entre un professeur/chercheur engagé depuis longtemps dans ce domaine d’étude et une nouvelle génération de praticiens à venir. Stéphane Grenier, professeur, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. À la fois rapport de recherche et essai analytique, l’étude apporte une contribution substantielle au débat sur l’évolution du mouvement communautaire. L’auteur amène des pistes d’analyse qui alimenteront la réflexion et le débat chez les acteurs organisationnels et professionnels autant du milieu communautaire que du réseau public. Clément Mercier, professeur associé, Université de Sherbrooke Jean-Pierre Deslauriers est professeur associé auDépartement de travail social de l’Université du Québec en Outaouais.
Ce livre présente différents itinéraires du processus de changement que les hommes empruntent durant leur démarche thérapeutique pour sortir la violence conjugale de leur vie. L’auteur y expose le point de vue d’hommes sur les services qu’ils cherchaient ainsi que le but qu’ils poursuivaient dans leur demande d’aide et leur perception des changements opérés dans leur vie. En donnant la parole à ceux qui ont entrepris une démarche d’aide face à leur problème de violence, cet ouvrage permet d’illustrer le processus par lequel ces hommes, d’abord hésitants et souvent contraints d’aller en thérapie, en arrivent finalement à participer significativement au programme qui leur est offert et à s’investir activement dans une démarche personnelle de changement. L’auteur entend montrer que la violence n’est pas innée chez les hommes : elle s’installe dans leur vie notamment par l’intégration rigide des stéréotypes masculins, occasionnant des coûts humains et sociaux tant pour eux que pour leur entourage. Ce livre vise également à offrir des pistes cliniques et théoriques pour l'intervention sociale qui permettent une meilleure compréhension de la violence masculine, et veut favoriser une intervention axée sur l’émergence de nouvelles normes comportementales et identitaires chez les hommes.